Depuis plusieurs années, Pierre Ardouvin réalise des aquarelles qui sont pour la plupart au format 80x120 cm. Certaines d’entre elles sont des projets de pièces qui verront le jour en volume. D’autres (la majorité) ressemblent à des images de rêves (ou de cauchemars) éveillés. Les titres ont leur importance. La promenade représente par exemple deux petites silhouettes : un homme et son chien sont perchés au sommet d’une montagne détourée. La fin de la promenade pourrait donc bien se matérialiser par le bord du précipice. Dans Le bien le mal, on voit un enfant, de dos, dans une « bouée-canard », plongé dans une mer représentée par un plan horizontal bleu qui occupe la moitié de la feuille. Sur la moitié supérieure, vide (blanche), se détachent deux petits avions noirs trainant derrière eux des banderoles. L’un se dirige vers la droite : il fait de la publicité pour « le mal ». L’autre se dirige dans le sens opposé ; c’est « le bien ». Que choisir ?... Le cosmonaute représente une sphère noire parsemée de points lumineux. Au centre, un gentil cosmonaute nous salue de la main droite. Les amis des arts est un portrait de groupe. Tout de noir vêtus, femmes et hommes se distinguent les unes par leurs colliers dorés, les autres par leurs cravates et leurs nœuds papillons. Mais les visages sont à peu près semblablement difformes : rosés ou orangers, ils ne possèdent que deux petits trous noirs, pas toujours à la même hauteur, et plus ou moins rapprochés. En guise de têtes, des tâches irrégulières qui rappellent le visage de l’Elephant Man de David Lynch (Elephant Man, 1984). Bienvenus dans le monde des amis des arts. Elisabeth Wetterwald |
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Freedom,
aquarelle, 54 x 75,5 cm, 2010. |
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